La défaite française et ses conséquences

En 1938-1939, l’Allemagne et l’Italie accentuent leur politique expansionniste. Hitler et Mussolini concluent le Pacte d’Acier le 28 mai 1939. Le 23 août, l’Allemagne et l’URSS signent un pacte de non-agression. L’Allemagne nazie envahit la Pologne le 1er septembre 1939. Le Royaume-Uni puis la France lui déclarent la guerre le 3.

1er septembre 1939 : l’Allemagne envahit la Pologne, conséquence presque inévitable du pacte germano-soviétique. Nazis et soviétiques s’entendent sur le démantèlement de ce pays et joignent leurs forces. Cette fois, la guerre est bien là. La France ne peut plus reculer, elle est l’alliée de la Pologne. La mobilisation générale est décrétée le 2 septembre ; le jour suivant, la France, à la suite du Royaume-Uni, déclare officiellement la guerre à l’Allemagne nazie. Le 4 septembre, Ellen-Prevot, maire de Toulouse, déclare à la population : « La paix est vaincue ».

De la "drôle de guerre" à la débâcle

La tactique de l’État-major français reste la défensive : les troupes sont positionnées derrière la ligne Maginot, à l’Est, qui longe la frontière avec l'Allemagne. Mais pendant plus de 8 mois, il ne se passe pratiquement rien sur le front : c’est la « drôle de guerre » qui sape le moral des soldats et des Français. L’attaque allemande se déclenche le 10 mai 1940 par l'invasion de la Belgique. L’armée française mal préparée est vaincue par la « guerre-éclair », la Blitzkrieg. Le Maréchal Pétain, héros de la première guerre mondiale, est appelé au pouvoir. Il demande l’armistice le 17 juin, signé à Rethondes le 22. La guerre se solde du côté français par près de 60 000 tués et de 1 800 000 prisonniers.

La Haute-Garonne en zone non-occupée

Conséquence de la défaite, le pays est divisé en deux zones : une zone occupée au Nord par les Allemands et une zone non occupée au Sud, officiellement appelée "libre". Ce découpage subsiste jusqu’au 11 novembre 1942, quand l’armée allemande franchit la ligne de démarcation et envahit le Sud de la France.

La zone non occupée est sous l’autorité du gouvernement du maréchal Pétain qui se fixe à Vichy. Le Parlement est convoqué. Le 10 juillet 1940, 549 parlementaires votent les pleins pouvoirs à Pétain ; 80 s’opposent et 20 s’abstiennent. La 3ème République s’est sabordée. Légalement, la France de la zone sud bascule dans la dictature.