Les combats de la Libération

Le débarquement du 6 juin 1944 marque le signe du début de la Libération. Instantanément, les maquis se mobilisent et multiplient leurs actions.

Les plans "Vert" (sabotage des voies ferrées) et "Violet" (destruction des lignes téléphoniques) sont appliqués. Les sabotages de production de guerre ne se comptent plus, relayant les bombardements alliés. De nombreux jeunes rejoignent les maquis. Ils sont peu armés, mal équipés, sous-entraînés, mais leur enthousiasme supplée à bien de difficultés. Les routes secondaires sont coupées, et les Allemands ne contrôlent plus que les axes essentiels du département. Le combat pour la Libération est lancé, la Résistance passe à l’offensive.

La population civile prise pour cible

Mais les représailles contre les résistants s’intensifient : les Allemands et les miliciens cherchent par tous les moyens à reprendre le contrôle de la situation. Ils n’arrivent qu’à ajouter les massacres aux massacres. Marsoulas et Martres-Tolosane, deux communes tranquilles, sont attaquées le 10 juin 1944 : les S.S. de la division « Das Reich » tuent 27 habitants dans le premier village (11 enfants, 10 hommes et 6 femmes), pillent et incendient les maisons.

La liberté retrouvée

Les Alliés prennent également pied en Provence le 15 août 1944. Pour les Allemands, c’est le signe de la retraite. Dès le 18 août, les premiers éléments quittent Toulouse pour rejoindre la vallée du Rhône. Le 19 août, Toulouse est libérée, et seuls quelques éléments ennemis en déroute se risquent à traverser la cité. Quelques accrochages ont lieu, des barricades sont dressées, la ville est en état d’insurrection.

Saint-Gaudens est libérée le 20 août définitivement comme tout le Sud du département. Dans toute la Haute-Garonne, c’est la retraite de l’armée allemande qui amène avec elle les collaborateurs les plus compromis et leurs familles. Le 16 septembre 1944, le général De Gaulle est acclamé par la foule au balcon du Capitole.

Le retour à la République

La Libération du département a été minutieusement préparée dans la clandestinité. Les nouvelles autorités étaient désignées et Jean Cassou, nommé Commissaire de la République, devait remplacer Sadon, le Préfet Régional nommé par Vichy. Mais Cassou est grièvement blessé le 19 août au soir, c'est Pierre Bertaux qui le remplace au pied levé. Cependant l’arrivée des nouvelles institutions s’opère normalement, et dès le 20 août, le Comité Départemental de Libération (C.D.L.) présidé par Carovis, se met au travail. La légalité républicaine est rétablie partout.