En 1994, le Conseil Général (devenu le Conseil Départemental le 1er avril 2015) de la Haute-Garonne crée le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation. Pensé à la fois comme un musée d’histoire dédié à la mémoire et un centre de recherche, il est devenu aujourd'hui un lieu essentiel pour l'éducation à la citoyenneté.

Le 19 août 1994, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne ouvre le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, le jour même où Toulouse et le département célèbrent le cinquantième anniversaire de leur libération. Date symbolique, moment émouvant, ce 19 août a marqué une étape importante dans la transmission de la mémoire : le musée associatif devenait un lieu public, de tous et pour tous, afin que son message soit pérennisé.

Aujourd'hui, ce lieu vivant contribue à préserver et à transmettre, par un travail rigoureux de collecte et de présentation, à la fois l'histoire et la mémoire de ces années 40. Les chiffres de fréquentation sont là pour témoigner de ce succès partagé par tous. En 2013 et 2014, 18 000 visiteurs ont visité le Musée dont 12 000 élèves, principalement issus des classes de 3ème des collèges de la Haute-Garonne.

Derniers témoins

Stéphane Hessel, Jorge Semprun, Rolande Trempé, Serge Ravanel, Daniel Cordier, Raymond Aubrac ou Jean-Pierre Vernant… En 20 ans, de nombreux témoins, figures de ce combat clandestin, ont été accueillis au Musée. C'est aussi par leur message et grâce à leur soutien qu'il est devenu aujourd’hui un lieu de mémoire ouvert sur d’autres résistances, ici et ailleurs.

Avec la disparition des derniers témoins, au moment où les haines ressurgissent, le nouveau défi du Conseil Départemental de la Haute-Garonne pour les décennies à venir, est de passer le relais de l'indignation aux jeunes générations. Pour préserver, pérenniser et transmettre l'esprit et les valeurs de la Résistance, qui fondent encore le socle de notre société.

Repères chronologiques

En 1974, d'anciens résistants et déportés ouvrent un lieu particulier pour exposer leurs objets et leurs souvenirs. Ce premier musée marquait l’expression d’une volonté croissante de témoigner, de ne pas oublier, de transmettre, de donner des clés de compréhension aux nouvelles générations. Parmi ses fondateurs : Jean Naudy, Sylvain Dauriac, Conchita Ramos, Roger Rudloff, les époux Strickler, Pierre Rous, Guy De Noyers, René Coustols, etc.

Le 7 novembre 1990, l’Assemblée départementale décide par un vote solennel à l'unanimité de créer un lieu dédié à l'histoire et la mémoire de la Résistance et à la Déportation. Comme un hommage au courage des aînés, comme un engagement aussi en direction de la jeunesse. Dans l'assistance ce jour-là, de nombreux résistants et déportés, émus, et notamment "les 4 Jean" : Jean Naudy, Jean Monier, Jean Fonvieille et Jean Durand, qui vont devenir les piliers, les soutiens et les cautions morales tout au long de l'avancement du projet.

19 août 1994, le Conseil Général (Conseil Départemental depuis le 1er avril 2015) inaugure le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation, sur son site actuel, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Libération de la Haute-Garonne. 

Galerie

  • Entrée du Musée, 52 allée des demoiselles à Toulouse
  • L'entrée du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation
  • Le triangle rouge des déportés politiques
  • Le hall d'accueil du Musée et l'évocation de la Déportation
  • Le hall d'entrée du Musée et l'évocation de la Déportation
  • Le hall d'entrée du Musée et l'évocation de la Résistance en Haute-Garonne
  • Vue extérieure côté jardin du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation