Reconstruire une nouvelle société

Dès 1943, les Alliés avaient manifesté leur intention d’obtenir la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie et de juger les dirigeants du régime. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide dans son bunker berlinois, tandis que les Russes ont investi la ville. Le 7 mai à Reims, puis le 8 mai dans les ruines de Berlin, le 3e Reich « qui devait durer 1000 ans » capitule.

La fin de la guerre

Au fur et à mesure de la progression des armées alliées, le monde libre découvre l’horreur du système concentrationnaire, malgré les ultimes efforts des nazis pour en effacer toutes les traces. Devant l’ampleur de ces crimes, les Alliés instaurent un tribunal international qui siège à Nuremberg, là même où le 3e Reich étalait sa puissance. Ses principaux responsables sont jugés et condamnés à mort pour crimes contre l’Humanité.

Retour à la Liberté

En France, après plus de quatre ans sous « l’Ordre Moral » de Pétain, et près de deux ans à supporter l’occupation allemande, c’est l’explosion de joie de la Libération. Tout un pays se remet à penser et à exprimer librement. La presse de la Résistance paraît librement, tandis que les journaux qui existaient depuis 4 ans sont suspendus. La foule crie vengeance.

Une nouvelle ère pour la Haute-Garonne

Au delà de leur combat militaire contre Vichy et l’occupant, les Résistants ont mûri un projet politique et social dans la clandestinité. De fait, les aspirations de changement sont revendiquées par la population, chacun appelle de ses vœux une « nouvelle société ». Les premiers mois, les premières années qui suivent la Libération portent l’empreinte de cet élan social (droit de vote des femmes, sécurité sociale, institutions paritaires…).

C’est cet héritage, forgé dans la clandestinité, qu’il nous appartient à tous aujourd’hui de maintenir, si nous souhaitons rester fidèles à notre tour aux idéaux de la Résistance.